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07/02/2017

François Fillon livre «sa vérité» dans une lettre aux Français

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François Fillon, le 6 février 2017 - Crédits photo : Hervé Bureau/AFP
Le candidat de la droite à l'élection présidentielle, dans la tourmente des emplois présumés fictifs de son épouse, réaffirme comprendre «le trouble» ressenti par les citoyens et tient à repréciser que «tout est légal» dans ses activités, dans une tribune publiée par le quotidien régional Ouest-France, ce mercredi.

Quinze jours après les premières révélations du Canard enchaîné sur les emplois présumés fictifs de son épouse, François Fillon semble bel et bien décidé à poursuivre sa contre-offensive politique. Après avoir admis des «erreurs» et amorcé ce changement de cap lundi, devant près de 250 journalistes, le candidat de la droite à l'élection présidentielle a de nouveau été attaqué par l'hebdomadaire satirique, mardi. 

Selon le Canard, l'ex-premier ministre a perçu 45.000 euros d'indemnités de licenciement de l'Assemblée nationale. Des accusations qualifiées de «mensonges» par le député de la Sarthe, qui a choisi de livrer sa «vérité» dans une lettre aux Français publiée ce mercredi par le quotidien régional Ouest-France.
Pour sa défense, le candidat, a décidé de reprendre peu ou prou les arguments exposés lundi en conférence de presse. «Au terme d'une campagne médiatique et politique d'une violence inouïe, j'ai choisi de m'adresser directement à vous pour vous dire ma vérité», écrit l'ancien premier ministre dans le journal régional. «C'est vrai, pendant quelques jours, la fureur des forces qui se sont déchaînées contre moi m'a laissé abasourdi. 
Pourtant, j'ai décidé de ne rien céder aux intimidations et aux pressions. J'ai choisi de me tenir debout face aux Français, face à leur jugement», assure-t-il.
«J'ai toujours agi dans la stricte légalité»

François Fillon réaffirme qu'il comprend «le trouble» ressenti par les Français et tient à repréciser que «tout est légal», dans ses activités, celle de son épouse et de ses enfants. «Que ceux qui donnent des leçons de démocratie se plient au même exercice de transparence!», demande-t-il. «En trente-deux ans de vie politique, je n'ai jamais été mis en cause dans une affaire. J'ai toujours agi dans la stricte légalité et dans la plus parfaite honnêteté. Mais j'ai commis une erreur: en travaillant avec mes proches, j'ai privilégié une collaboration de confiance qui aujourd'hui, suscite la défiance. Le temps, l'époque, a changé. J'ai décidé de mon propre chef d'interrompre cette collaboration en 2013. J'aurais sans doute dû le faire avant. Je vous dois donc des excuses», répète-t-il.

«J'ai commis une erreur : en travaillant avec mes proches, j'ai privilégié une collaboration de confiance qui aujourd'hui, suscite la défiance»
François Fillon, candidat à l'élection présidentielle 2017
À moins de trois mois de l'élection présidentielle, le candidat leur dit: «Désormais, c'est à vous de décider et à vous seuls. Faites-le en conscience et faites-le avec exigence. Exigez ce droit que personne ne saurait vous confisquer: le droit à une campagne loyale, sans coups bas ni coups montés, à l'issue de laquelle vous serez amenés à faire un choix crucial, sans doute le plus important de ces trente dernières années». 

Selon un sondage Opinionway-Orpi publié mardi, Marine Le Pen et Emmanuel Macron seraient qualifiés pour le second tour de l'élection présidentielle en France si le vote avait lieu dimanche, et la présidente du Front national serait battue au final. François Fillon, lui, arriverait seulement troisième du premier tour, avec 20% des voix.

Etienne Jacob | lefigaro.fr

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