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18/10/2015

Elle réapparaît vivante… trente ans après son meurtre Renaud Février

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Sans papiers valides, elle aurait vécu pendant 31 ans sans carte de sécurité sociale, ni permis, ni compte en banque.Petra Pazsitka avait disparu le 26 juillet 1984, dans le nord de l'Allemagne, après un rendez-vous chez le dentiste. La jeune femme de 24 ans, qui étudiait l'informatique à Brunswick, devait alors se rendre à l'anniversaire de son frère, mais elle n'était jamais arrivée.

En 1985, Gunter. K, un apprenti charpentier, suspect dans le viol et le meurtre d'une jeune fille de 14 ans un an auparavant, dans le même quartier, avait été arrêté. En 1987, il avait avoué le meurtre de Petra Pazsitka et l'affaire avait été classée en 1989, sans que le corps de la jeune femme n'ait été retrouvé.

Rien d'étonnant, puisque la jeune femme n'a pas été assassinée : elle vient de réapparaître en parfaite santé. Agée maintenant de 55 ans, elle vit à Düsseldorf, à 300 kilomètre à peine du lieu de sa disparition, rapporte le journal allemand "Bild".
Sans papiers, ni compte en banque, pendant 31 ans

Petra Pazsitka, qui se faisait appeler madame Schneider, a révélé sa véritable identité à la police allemande qui enquêtait sur un cambriolage dans son appartement. Et la cinquantenaire de prouver son histoire en sortant ses papiers d'identité de l'époque, depuis longtemps périmés.

Elle a alors raconté aux policiers avoir imaginé un plan pour disparaître, 31 ans plus tôt, en louant un appartement en secret avant sa fuite, pour laquelle elle avait mis de côté 4.000 deutschemarks (environ 2.000 euros). Elle aurait ensuite déménagé plusieurs fois dans différentes villes de l'ouest de l'Allemagne, avant de s'installer à Düsseldorf, où elle vivrait depuis 11 ans.

Sans papiers valides, elle aurait vécu pendant 31 ans sans carte de sécurité sociale, ni permis, ni compte en banque. Elle payait tout en liquide et travaillait au noir, précise NBC News. La police allemande a expliqué qu'elle ne poursuivrait pas Petra Pazsitka, car elle n'a pas utilisé de faux papiers. Le procureur de Braunschweig, qui avait classé l'affaire, va de son côté devoir la déclarer vivante à nouveau.

Sa mère et son frère, toujours vivants, ont "fondu en larmes" après avoir appris la nouvelle, selon le porte-parole de la police de Düsseldorf, mais la cinquantenaire qui n'a pas souhaité expliquer les raisons de sa disparition, a demandé à n'avoir "aucun contact avec le public" ni "avec sa famille".

Pour le psychologue allemand Gerd Zimmek, interrogé par "Bild", cette fuite peut être considérée comme une "fugue dissociative", un trouble psychiatrique rare, qui amène certaines personnes à oublier totalement leur propre identité, pour en adopter une autre.

L'OBS

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