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15/09/2015

Etats-Unis: 15000 Texans au virulent «one man show» de Donald Trump

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A Dallas, 15 000 personnes sont venues applaudir Donald Trump. Le favori parmi les seize candidats républicains ne cesse de grimper : 33% selon le dernier sondage national, c'est plus de dix points que Ben Carson, le deuxième dans les intentions de vote, et loin devant Jeb Bush, qui se place aujourd'hui en troisième position avec seulement 7%. Le meeting de campagne au Texas, en terre latino, était donc très attendu, à la fois par les supporters, mais aussi par les détracteurs du milliardaire, qui est revenu sur l'un de ses sujets favoris, l'immigration.


« Nous devons stopper l'immigration illégale. Nous devons le faire ! Nous devons construire un mur mes amis ! Et un mur, ça marche. Tout ce que nous avons à faire c'est aller en Israël pour leur demander : "comment faites-vous avec le mur ?" » Donald Trump a été longuement ovationné par un public enthousiaste lorsqu'il a repris son thème de prédilection sur l'immigration, la construction d'un mur à la frontière sud des Etats-Unis, un mur que le milliardaire fera financer par le Mexique.

Les 15 000 Texans présents, certains ont attendu quatre heures pour entrer dans la salle, étaient conquis d'avance. Et ils n'ont pas été déçus : Donald Trump a prononcé un discours d'une heure, plus proche du one man show que du programme politique, et ils sont venus pour ça.

A l'extérieur, l'ambiance était différente. Des associations latino-américaines se sont rassemblées pour exprimer leur colère et leur angoisse. Comme Felipe Huicochea, l'un des fondateurs du collectif « Un jour sans Trump ». « Trump fournit des justifications à la violence, a-t-il confié, en disant que nous sommes des criminels, des violeurs, des trafiquants de drogue. Il donne une excuse : c'est normal d'être violent à leur égard car ils sont mauvais. »

Les points de vue sont irréconciliables mais les manifestants, quelques centaines, sont encore loin de rassembler sous leur bannière anti-Trump, une foule aussi dense que celle qui attendait le favori des sondages dans le camp républicain. La présidentielle américaine aura lieu dans un an, rien n'est encore joué.

rfi

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