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22/08/2015

Maroc : fortes tensions entre la Samir et le gouvernement

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Le raffineur marocain devrait près de 1,2 milliard d'euros à l'administration fiscale et douanière. Les négociations conduites avec le gouvernement n'ont pas abouti. Pour l'instant.

Le gouvernement du Maroc a annoncé le mercredi 19 août qu’il ferait tout son possible pour recouvrer les charges dues à l’État par la Société anonyme marocaine de l’industrie du raffinage (Samir), le principal raffineur du pays
L’administration fiscale et douanière du Maroc a fait saisir les actifs de la Samir la semaine dernière afin de recouvrer une créance fiscale estimée à 13 milliards de dirhams (1,2 milliard d’euros). 
La déclaration du gouvernement marocain intervient le lendemain d’une réunion de sortie de crise organisée avec Mohammed al Amoudi, 2e fortune d’Arabie saoudite et patron de Corral Petroleum Holdings qui détient les deux tiers de la Samir. Si les détails des échanges et des solutions évoquées n’ont pas été rendus publics, la déclaration du gouvernement marocain laisse entendre que les deux parties n’ont pas pu se mettre d’accord.
Le gouvernement marocain a en outre affirmé, hier, qu’il prendrait toutes les mesures nécessaires pour garantir l’approvisionnement du Maroc en produits pétroliers. La Samir a mis en arrêt, début août, plusieurs unités de production de sa raffinerie de Mohammedia, près de Casablanca, tout en affirmant que cette décision n’affecterait pas l’approvisionnement du royaume.
Difficultés
La Samir, qui habituellement raffine plus de 150 000 barils par jour, connaît d’importantes difficultés financières. Durement affectée par la chute des cours du brut, l’entreprise marocaine a enregistré en 2014 une perte record estimée à plus de 3,4 milliards de dirhams (350 millions de dollars). Fin 2014, sa dette atteignait 24 milliards de dirhams et son déficit de trésorerie 11 milliards de dirhams, rapporteReuters.
Le titre de la Samir a été suspendu de la cote à la Bourse de Casablanca. Le cours de l’entreprise a plongé d’environ 50 % depuis le début de l’année.
Jeune Afrique

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