Pages

27/08/2015

EI: opération contre des recruteurs présumés au Maroc et en Espagne

Partagez !

L'un des quatorze recruteurs présumés du réseau
marocainr a été arrêté en Espagne, mardi 25 août. - Reuters
Quatorze personnes ont été interpellées mardi 25 août en Espagne et au Maroc dans une opération conjointe menée par les polices des deux pays. La quasi totalité des suspects a été arrêtée au Maroc, où les services de lutte antiterroriste viennent d’être refondus.

Les ministères de l’Intérieur du Maroc et de l’Espagne ont annoncé avoir mené une opération conjointe, mardi, visant à démanteler
un réseau de recruteurs de jihadistes pour le compte de l’organisation Etat islamique. Sur les quatorze suspects interpellés, treize l’ont été au Maroc, essentiellement à Fès et Nador, mais aussi à Casablanca, Driouech et El Houceima.

Une « opération préventive » ciblée pour tenter d'empêcher les départs vers la Syrie et l'Irak. En 2014, on estimait à 1 500 le nombre de Marocains combattant dans les rangs des différentes factions jihadistes en Syrie. A l’époque, beaucoup combattaient sous le drapeau de la brigade marocaine Harakat Sham al-Islam, mais aussi dans les rangs du Front al-Nosra et de son rival du groupe Etat islamique.

Refonte des services antiterroristes

Pour Youssef Belal, chercheur en sciences politiques, ce coup de filet s'inscrit dans la continuité de la politique antiterroriste marocaine. Au Maroc, des coups de filet sur des réseaux jihadistes présumés sont menés « toutes les deux ou trois semaines », rappelle le chercheur. Mais l’opération de ce mardi revêt une importance particulière, « car elle intervient à un moment marqué, au Maroc, par une refonte des services de renseignement et de lutte antiterroriste, avec la création d’un bureau central d’investigation », souligne Youssef Belal.

Autre facteur qui donne à cette dernière opération en date une importance accrue, le fait qu’elle ait ciblé un réseau de recruteurs. « Quand vous ciblez les réseaux de recrutement, l’impact en matière de lutte antiterroriste est fort, parce que vous coupez les têtes de réseaux, ce qui permet de diminuer les flux des départs de terroristes ou d’activistes potentiels vers l’Irak, la Syrie ou la Libye », juge le chercheur, spécialiste de la sociologie religieuse de l’islam politique au Maroc.

rfi

Aucun commentaire:
Votre commentaire
Vous aimerez peut-être × +