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02/12/2011

Iran : les Vingt-Sept pour des sanctions financières plus sévères

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«Affecter sévèrement» le système financier iranien, les secteurs du transport et de l’énergie, tel est désormais l’accord de principe des vingt-sept ministres des Affaires étrangères de l’Union,  arrêté notamment à l’issue de leur réunion du 1er décembre 2011. Un embargo pétrolier serait actuellement à l'étude.

Les vingt-sept ministres des Affaires étrangères de l’Union, réunis jeudi 1er décembre 2011,  à Bruxelles, ont dégagé un accord de principe, lequel consiste à imposer à l’Iran les sanctions initialement envisagées après la mise à sac de l’ambassade britannique.

Trente-sept responsables iraniens sont frappés d’une interdiction de visa pour l’Union européenne, tandis que les avoirs de 147 sociétés iraniennes sont d’ores et déjà
gelés. 

Les ministres des Affaires étrangères des Vingt-Sept envisagent, d’autre part, de renforcer leurs sanctions jusqu’à « affecter sévèrement » le système financier iranien,  les secteurs du transport et de l’énergie. Des sanctions qui font encore l’objet de divergences au sein de l’Union, notamment quant à leur modalité.

Pour tarir les sources financières de la Banque centrale iranienne,  les Vingt-Sept envisagent de geler ses avoirs et ses activités en Europe. Quant à l’embargo pétrolier, la forte dépendance de la Grèce du pétrole iranien - qu’elle importe à crédit - semble paralyser une action dans ce sens.

Une réflexion serait toutefois en cours pour compenser l’arrêt du pétrole iranien, notamment en trouvant d’autres pays exportateurs disposés à alimenter la Grèce.

Abdoulaye Jamil Diallo

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