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18/11/2011

Birmanie : Aung San Suu Kyi, le retour

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La Ligue nationale pour la démocratie, principal parti d’opposition dirigé par la célèbre dissidente birmane, Aung San Suu Kyi, a décidé, ce vendredi 18 novembre, de réintégrer l’échiquier politique du pays, et participera aux prochaines élections partielles. Une décision saluée par le président américain, Barack Obama, et qui, il ne fait aucun doute, viendra accélérer le processus de normalisation, en cours depuis bientôt un an, en Birmanie.


Aung San Suu Kyi  (crédits photo :  Paris Match  ) 
Après vingt ans passés à militer pour la reconnaissance de sa victoire aux élections de 1990, la Ligue nationale pour la démocratie, principal parti d'opposition dirigé par la célèbre dissidente birmane, Aung San Suu Kyi, change de tactique. Désormais, elle participera au débat politique en Birmanie. Un retour sur la scène politique qui commencera notamment avec sa participation, annoncée, aux prochaines élections partielles.

Selon certains observateurs, ce retour dans l’échiquier politique serait motivé par l’avènement, l’année dernière, d’un gouvernement civil, dont le parti
d'Aung San Suu Kyi reconnaît la légitimité. Un gouvernement, d’ailleurs, sous haute surveillance militaire.

 Par ailleurs, il ne fait aucun doute que ce retour officiel, dans le champs politique, de la charismatique Aung San Suu Kyi aura un impact rénovateur sur le paysage politique du pays. D’autant plus que l’opposante birmane ne manquera pas de mobiliser, derrière elle, les populations, dans sa lutte pour la démocratie.

Aussi, se pose-t-on, d'ores et déjà, la question de savoir jusqu’où l’actuel gouvernement civil pourra tolérer ces voix dissidentes.

 En tout cas, cette décision est saluée par le président américain, Barack Obama, qui, depuis le sommet de l’Asean à Bali, a annoncé que la secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, effectuerait une visite dans le pays au mois de décembre. Une visite que l’on pourrait qualifier d’historique, dès lors qu’aucun diplomate américain n’avait foulé le sol birman, depuis cinquante ans.

Obama envisage même une levée totale des sanctions qui frappent le pays ; mais,  nous apprend-il,  il faudrait, au préalable, que les 600 à 1000 prisonniers politiques, en détention dans les geôles birmanes, soient tous libérés.

Abdoulaye Jamil Diallo

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