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17/02/2017

L’étonnante conférence de presse de Donald Trump


Revue des attaques et justifications du président américain lors de sa singulière conférence de presse.

Dans un exercice inédit tournant au spectacle, Donald Trump s'est « lâché », jeudi dans la somptueuse « East Room » de la Maison Blanche, pour défendre le bilan de ses quatre premières semaines au pouvoir exceptionnellement agitées.

Près d'une heure et demie d'une conférence de presse surprenante - car cassant tous les codes de ces lieux -, décousue, et dont le président a parfois donné l'impression de perdre le contrôle. Une intervention-fleuve qu'il a menée sur le mode de la colère et du combat, et dans laquelle perçait à chaque instant clairement sa frustration. Et qui a souvent laissé ses « spectateurs » perplexes ... et inquiets.

L'excuse de l' « héritage »

« Pour être honnête, j'ai hérité d'une situation chaotique. C'est la pagaille », a d'abord justifié le président américain au cours d'une longue tirade, citant les emplois qui « fuient notre pays », à « Mexico et ailleurs » et le « désastre » au Moyen-Orient. Et en y opposant une nouvelle administration fonctionnant comme « une machine bien réglée » et la marée de décrets signés dans le Bureau ovale : pour lui, jamais une présidence n'a autant fait en aussi peu de temps.

Une violente attaque contre la presse

Donald Trump s'en est pris à la presse, son bouc émissaire du moment. La charge a été nourrie de colère, le président dénonçant « un niveau de malhonnêteté hors-de-contrôle » des médias et « la haine » dont il fait l'objet de la part de journalistes. Prenant ses électeurs à témoin, il a affirmé que « la plupart des médias, à Washington DC, mais aussi à New York et Los Angeles, ne parlent pas pour le peuple mais pour des intérêts particuliers et pour les profiteurs d'un système qui est cassé ». « Je vous dis simplement que vous êtes des gens malhonnêtes », a lancé le président à l'adresse des journalistes, « le public ne vous croit plus ». « Asseyez-vous ! », a-t-il même intimé à un journaliste qui tentait une relance après sa question, « Taisez-vous ! », a-t-il ordonné à un autre.

Faisant allusion à son utilisation pluri-quotidienne de Twitter, Donald Trump a rappelé « Je suis ici une nouvelle fois pour faire passer mon message directement au peuple », ajoutant que s'il le voulait il serait « un très bon reporter ».

Le décret sur l'immigration sera remanié

Le décret interdisant aux ressortissants de sept pays musulmans d'entrer aux Etats-Unis, dont la justice américaine a suspendu l'application, sera remanié la semaine prochaine, a annoncé Donald Trump. La procédure juridique d'appel engagée par la Maison Blanche contre cette suspension du décret du 27 janvier, prononcée par le juge James Robart de Seattle à la demande de l'Etat de Washington, est donc abandonnée.

« Nous avons eu un mauvais tribunal, une mauvaise décision », a déploré Donald Trump, en promettant que la nouvelle version serait « tout à fait conforme » à la législation. « Nous pouvons ajuster le décret à cette décision et obtenir tout ce qu'on souhaite, peut-être même plus », a-t-il ajouté.

Trump nomme le premier Hispanique du gouvernement au département du travail

Au lendemain de l'humiliation du retrait de son précédent candidat, Andrew Puzder - le PDG d'un groupe de restauration rapide dont la candidature a été plombée par des révélations sur d'anciens épisodes de sa vie professionnelle et personnelle -, Donald Trump a annoncé avoir désigné Alexander Acosta pour occuper le poste de secrétaire au Travail, le premier Hispanique de son gouvernement. « Il a un diplôme de l'université de droit d'Harvard. Super étudiant. (...) Il a eu une formidable carrière », a indiqué le président, « Nous venons juste de discuter et je pense qu'il sera un formidable ministre du Travail ».

Trump rejette toute collusion avec la Russie

Donald Trump a également nié i les informations de presse faisant état de contacts entre son équipe de campagne et les services de renseignement russes avant son élection, lors de laquelle les renseignements russes sont accusés d'avoir piraté des proches d'Hillary Clinton. Des révélations de la presse, fondées sur des fuites, ont fait état de contacts répétés l'année dernière entre des membres de son équipe et des responsables proches du Kremlin. « Non, non, personne de ma connaissance », a-t-il déclaré le président américain. « Je n'ai rien à voir avec la Russie. À ma connaissance, aucune des personnes qui m'entourent non plus », a ajouté le président américain.

« Toute l'histoire de la Russie est une ruse », a tonné le milliardaire, en déplaçant le débat sur les fuites de renseignements. « Les fuites sont absolument réelles. L'information est fausse », a-t-il affirmé lors de la conférence de presse, parlant d'une « escroquerie » et d'une « ruse » de la presse. « Personne que je connaisse » n'a eu de contact avec la Russie avant l'élection du 8 novembre, a-t-il insisté.

« Quant à moi, je ne possède rien en Russie. Je n'ai pas de prêts en Russie. Je n'ai aucun accord en Russie », a-t-il ajouté. « Vous pouvez dire ce que vous voulez sur la Russie, ce sont de fausses informations fabriquées pour compenser la défaite des démocrates, et la presse joue le jeu ».

Trump s'explique sur le limogeage de son conseiller à la Sécurité nationale

Le président a assuré qu'il n'avait pas demandé à Michael Flynn, son ex-conseiller à la Sécurité nationale, d'appeler l'ambassadeur russe à Washington. Michael Flynn avait été contraint à la démission, lundi, après les révélations sur cette conversation, illégale au regard du droit américain, qui a porté sur une éventuelle levée des sanctions américaines contre Moscou.

Donald Trump a estimé que parler de sanctions entrait dans le cadre général du travail de son proche conseiller, et confirmé qu'il l'avait limogé parce qu'il n'avait pas dit la vérité. « Il n'y a rien de mal dans ce qu'il a fait », a assuré le président, « Mike faisait son travail. Il appelait des pays et ses homologues. Ce qu'il a fait ne me pose pas de problème (...) Je ne le lui ai pas demandé, mais je l'aurais fait parce c'est son travail », a-t-il poursuivi, ajoutant que le problème venait du fait que son conseiller avait menti à Mike Pence, le cice-président.

La réforme de l'Obamacare présentée d'ici la mi-mars

Donald Trump a annoncé qu'il présenterait sa réforme de la loi sur l'assurance santé à laquelle son prédécesseur a donné son nom dans la première quinzaine de mars., « Nous nous occupons de l'Obamacare. Nous en sommes aux derniers stades. Nous la présenterons donc début ou mi-mars », a-t-il déclaré.

L'abrogation de cette réforme-phare de Barack Obama -qualifiée de « désastre » par le candidat républicain »- était l'un des principaux arguments de la campagne de l'homme d'affaires.

D.B.

lesEchos.fr

68 euros d'amende pour avoir déposé un livre sur un trottoir parisien


Fin janvier, une Parisienne dépose un livre dans la rue, en espérant que quelqu'un d'autre "l'adopte". Elle a écopé d'une amende de 68 euros, que la mairie a finalement promis de faire annuler.

"J'ai fait ce que je fais fréquemment, j'ai déposé ce livre bien en vue en bord de trottoir, en espérant que très rapidement quelqu'un l'adopte et que ce livre trouve son propriétaire". Un "geste citoyen" selon elle, qui a pourtant valu à Gwenaëlle, résidant à Paris, une amende de 68 euros relate France Bleu. Soit le même tarif que si elle avait craché ou jeté à terre un mégot de cigarette.

Cette férue de littérature raconte que le 31 janvier, elle s'est rendue dans une librairie du XVIIIe arrondissement de la capitale à la recherche d'une "boîte à livres", une boîte dans laquelle elle pourrait déposer un "beau livre de portraits politiques" dont elle a fini la lecture. N'en trouvant pas, Gwenaëlle décide de poser son livre sur le trottoir.

"Dépôt ou abandon d'ordures"

"Comme pour moi ce n'est pas un acte répréhensible, je n'ai pas pensé à regarder autour de moi avant de le faire", relate à France Bleu la Parisienne d'origine bretonne. "Mais il se trouve que 10 m plus loin, il y avait une dizaine de policiers municipaux qui étaient en opération spéciale 'zéro incivilité', 'zéro indulgence'". Ces agents de la brigade anti-civilité, mise en place en 2016 par la maire de Paris Anne Hidalgo, la voient poser le livre, lui reprochent un "dépôt illégal", et la verbalisent, en prenant l'objet du délit en photo.

Une semaine plus tard, Gwenaëlle reçoit une surprise dans sa boîte aux lettres: un avis de contravention de 68 euros, pour "dépôt ou abandon d'ordures, de déchets, de matériaux ou d'objets hors des emplacements autorisés". Elle évoque la "sidération" qu'elle a ressentie, face à une situation "ubuesque".

Cette habitante de la capitale déplore "le fait qu'on touche à la libre circulation d'un livre et qu'on confonde culture et ordure". C'est selon elle "assez symptomatique de notre époque", et elle pointe du doigt "le fait que l'on essaye de tout cadrer, d'appliquer la loi avec zèle".

"On en perd son bon sens et on oublie que c'est juste une envie de partager", clame Gwenaëlle. "Ça ne me viendrait pas à l'idée d'adopter un tas d'ordures qui est resté dans la rue, alors qu'un livre en général les gens sont très contents d'en trouver un", résume-t-elle. Après avoir été informée de cette contravention, la mairie de Paris a réagi sur Twitter: "Paris aime les livres et encore plus ceux qu'on partage. Nous allons annuler l'amende", a promis la municipalité.

Source : l'express

Découverte : lettres de Jackie Kennedy à un soupirant éconduit


Elles dormaient depuis cinquante ans dans un manoir du pays de Galles : une vingtaine de missives écrites par Jacqueline Kennedy à un prétendant éconduit vont être vendues aux enchères fin mars. La veuve la plus célèbre de l’Histoire y explique sa décision d’épouser Aristote Onassis.

Aristote Onassis est “un solitaire et il veut me protéger de ma [propre] solitude. Il est sage et bienveillant. Je suis la seule à pouvoir décider s’il peut [le faire], et j’ai décidé.” C’est une femme déterminée qui s’adresse, le 13 novembre 1968, à David Ormsby Gore.

Quelques mois plus tôt, Jacqueline Kennedy a écarté la demande en mariage de ce diplomate britannique, ancien ambassadeur du Royaume-Uni à Washington et ami d’enfance de feu le président Kennedy. Elle lui a préféré un richissime armateur grec, de vingt-trois ans son aîné. Celle qui s’appelle désormais Mme Kennedy-Onassis explique les raisons de son choix dans une correspondance dont l’existence n’a été découverte “que le mois dernier”, en janvier 2017, rapporte le New York Times.

Comme en écho au film Jackie de Pablo Larraín, actuellement sur les écrans, ces lettres (18 au total, toutes écrites par Jackie Kennedy) révèlent “la profondeur des sentiments derrière le masque de l’une des personnalités publiques les plus célébrées de son époque”.

Au fil des missives, Jackie Kennedy dit avoir eu besoin de rompre totalement avec le passé, ce qui aurait été impossible avec Ormsby Gore. Si elle tente de se montrer réconfortante, ses propos ne sont pas exempts d’une pointe de cruauté. Ainsi écrit-elle à son soupirant éconduit qu’il est “comme un frère adoré”. Une phrase que l’on imagine de peu de réconfort pour l’intéressé.

Découverte fortuite

Jackie Kennedy et David Ormsby Gore étaient proches, mais on ignore si cette relation “a été consommée”, souligne pudiquement un spécialiste cité par le New York Times.

Rangées dans des valises en cuir, les lettres ont été découvertes – apparemment fortuitement – par le petit-fils de leur destinataire, dans le manoir familial de Glyn Cywarch, au pays de Galles. Elles seront exposées le 2 mars dans la galerie new-yorkaise de la maison d’enchères Bonhams et mises en vente à Londres le 29 mars – après la possible consécration de Natalie Portman, présentée comme la grande favorite des Oscars pour son rôle ans le film de Larraín.

Courrierinternational.com

16/02/2017

Sénégal: Barthélémy Dias, condamné à deux ans de prison dont six mois ferme


Au Sénégal, c'est ce jeudi 16 février que le tribunal de Dakar a rendu son verdict sur l'affaire Barthélémy Dias. Le député maire de Mermoz Sacré-Cœur a été condamné à deux ans de prison dont six mois ferme. Pour rappel, la mairie de Barthélémy Dias avait été attaquée en décembre 2011 par des hommes du PDS, le parti démocratique sénégalais, alors au pouvoir. L'un des attaquants avait été tué par balle.

Barthélémy Dias, député dissident de la majorité présidentielle, a réagi devant les journalistes, dans la cour de la maison de son père, à Sicap Baobab, à Dakar où beaucoup de militants socialistes étaient venus le soutenir. Ce verdict l'a surpris. « Nous sommes dans un combat politique face à une stratégie qui consiste à me rendre inéligible », a-t-il déclaré.

Barthélémy Dias veut en effet se présenter aux législatives de 2017, et selon lui à partir d'une peine de six mois ferme les citoyens sénégalais ne peuvent pas se présenter aux élections. Un point que ses avocats vont devoir vérifier, eux qui ont déjà par ailleurs annoncé qu'ils feront appel à la décision de justice dès ce jeudi.

Barthélémy Dias a également dit : « je ne suis pas un meurtrier, je n'ai pas tué Ndiaga Diouf », un des hommes qui a attaqué sa mairie en décembre 2011. Le député maire a été condamné pour délits de coups mortels, coups et blessures volontaires et détention illégale d'arme sans autorisation administrative. En plus des deux ans de prison, dont six mois ferme, auxquels il a été condamné, il doit également payer la somme de 25 millions de francs CFA à la famille de Ndiaga Diouf, pour dommages et intérêts.

rfi Crédits photo : AFP

Avec deux départs en trois jours, la Maison Blanche accumule les déboires


Nommé au poste de secrétaire au travail, Andrew Puzder avait employé au noir une femme de ménage en situation irrégulière.

Elle n’est pas la première à trébucher sur les questions d’intendance, mais le revers essuyé, mercredi 15 février, par l’administration Trump a souligné une nouvelle fois son impréparation. Comme d’autres avant lui, Andrew Puzder, le responsable d’un groupe de restauration rapide nommé par Donald Trump au poste de secrétaire au travail, a été contraint de se retirer après la découverte du fait qu’il avait employé au noir une femme de ménage en situation irrégulière.

Pour une administration qui a fait de la lutte contre les sans-papiers une priorité, cet écart est devenu un obstacle infranchissable au Sénat, où M. Puzder devait être confirmé dans ses fonctions. Ce dernier s’était en effet mis à dos les démocrates par ses déclarations passées contre le salaire minimum et les syndicats. Il avait déclaré également préférer les robots aux employés, parce qu’« ils sont toujours polis, rentables, ne prennent jamais de vacances, ne sont jamais en retard, ne tombent jamais et n’ont pas de problème d’âge, de sexe ou de discrimination raciale ».

Les publicités tapageuses de sa chaîne de restaurants, qu’il avait qualifiées de « très américaines », mettant en scène des mangeuses de hamburgers aux poses lascives, n’avaient pas placé les plus conservateurs des élus républicains dans de meilleures dispositions à son égard, en dépit des maillots de bain aux couleurs nationales. La découverte de l’emploi clandestin, dont la Maison Blanche avait été informée après la nomination, selon un porte-parole de M. Puzder, a été le coup de grâce.

Flynn « traité très injustement par la presse »

Ce revers est intervenu alors que le président Donald Trump a, de lui-même, relancé la controverse sur la démission de son conseiller à la sécurité nationale, Michael Flynn. Lors d’une conférence de presse avec le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, M. Trump n’a pas pu s’empêcher de déplorer le départ de M. Flynn, « traité très injustement par la presse ». Cette dernière avait révélé que l’ancien conseiller avait menti à l’administration à propos du contenu d’une conversation avec l’ambassadeur russe à Washington, avant l’entrée en fonctions de M. Trump.

Le porte-parole de la Maison Blanche, Sean Spicer, avait pourtant expliqué la veille que le président avait demandé à M. Flynn de démissionner parce qu’il n’avait plus confiance en lui. John McCain, président de la commission des forces armées du Sénat, a regretté une « indication troublante du dysfonctionnement actuel de l’appareil de sécurité nationale ». Mardi, à la suite des révélations qui ont conduit à sa démission, le New York Times a fait état de l’existence de contacts multiples entre des responsables russes et des proches de M. Trump, pendant la campagne présidentielle, même si aucun d’entre eux n’est aujourd’hui à la Maison Blanche.

Cette ombre russe a poussé le Congrès à envisager de nouvelles enquêtes, même si les élus républicains semblent vouloir se concentrer sur l’origine des « fuites » à la presse, dénoncées par M. Trump comme des « actes criminels », « très antiaméricains ». Pour éviter de répondre à des questions sur ce sujet, le président a fait en sorte, lors de la conférence de presse avec M. Nétanyahou, de ne donner à nouveau la parole qu’à des médias conservateurs jugés bienveillants à son égard.

Gilles Paris (Washington, correspondant)
Journaliste au Monde  | Crédits photo : Drew Angerer/AFP

La colonisation, "crime contre l'humanité": Macron sous le feu des critiques


Les propos tenus par Emmanuel Macron sur la colonisation lors d'une interview à une chaîne algérienne ont placé le candidat à la présidentielle dans le viseur de la droite et de l'extrême droite.

Mais quelle mouche a donc piqué Emmanuel Macron ? D'habitude soucieux de ne froisser personne, consensuel, au risque parfois d'être taclé pour ses formules creuses, l'ancien ministre de l'Economie a qualifié depuis Alger la colonisation française de "crime contre l'humanité". "C'est une vraie barbarie", a-t-il développé, ajoutant que " nous devons regarder en face en présentant aussi nos excuses à l'égard de celles et ceux vers lesquels nous avons commis ces gestes."

Ces propos du ministre tenus auprès de la chaîne privée algérienne Echourouk News ont provoqué un tollé à droite et à l'extrême droite.

Une "honte", "indigne", "pas digne d'un chef d'Etat"

Plusieurs responsables politiques Les Républicains mais surtout du Front national ont vivement réagi au lendemain de la mise en ligne de cette interview. "Honte à Emmanuel Macron qui insulte la France à l'étranger", a tweeté le député LR Gérald Darmanin, un proche de Nicolas Sarkozy.


"Il faut utiliser les bons mots au bon endroit"

A gauche, peu de réaction pour le moment sur ce sujet sensible, si ce n'est celle de l'écologiste Emmanuelle Cosse, ministre du Logement, plutôt d'accord sur le fond mais qui regrette la forme. "Je n'utiliserais pas le terme de crime contre l'humanité, parce que c'est une notion juridique très particulière et je pense qu'il faut utiliser les bons mots au bon endroit. Mais dire que la colonisation fait partie de notre histoire et que c'est une horreur de notre histoire, je pense qu'il faut le dire", a-t-elle jugé sur France 2.

Ce n'est pas la première fois qu'Emmanuel Macron évoque la colonisation. En novembre dernier, au Point, le candidat d'En Marche! n'avait pas tout à fait le même avis. "Oui, en Algérie, il y a eu la torture, mais aussi l'émergence d'un Etat, de richesses, de classes moyennes, c'est la réalité de la colonisation. Il y a eu des éléments de civilisation et des éléments de barbarie", expliquait-il.

l'express


15/02/2017

Fisc : Johnny Hallyday va devoir rembourser une grosse somme


Johnny Hallyday a perdu sa bataille contre le Fisc. Le chanteur va devoir rembourser une somme à six chiffres, alors qu'il avait été accusé d'avoir fait transiter 9 millions d'euros dans plusieurs paradis fiscaux.

Depuis 2011, Johnny Hally­day tente d'échap­per aux consé­quences d'un redressement fiscal. À l'époque, le Canard Enchainé avait révélé que la star française avait réussi à soustraire à l'impôt la somme de 9 millions d'euros.

Pour éviter de payer, Johnny Hally­day avait, selon le Fisc, fait transiter ses revenus par plusieurs paradis fiscaux. Profitant de plusieurs niches fiscales, l'artiste envoyait d'abord les dividendes de la société Pimiento Music SAS, qui gère les droits de 93 de ses chan­sons, au Luxembourg avant de faire transiter une nouvelle fois l'argent vers le Liberia.


Dans ce paradis fiscal, Johnny Hallyday récol­tait par le biais de sa holding Gedar SA son argent, sans n'avoir jamais payé d'impôt dessus. Un montage financier que le Fisc français avait jugé problématique. Le redressement fiscal du chan­teur avait alors été majoré de 80% pour « abus de droit ». Le chan­teur a d'abord contesté cette décision et a réussi, il y a deux ans, à faire baisser ses pénalités de moitié.

Malgré tout, Johnny Hallyday assurait encore de pas pouvoir payer la somme de 139 105 euros et avait demandé un sursis pour payer. Malheureusement pour lui, la bataille judi­ciaire vient de prendre fin. Selon BFMTV, la demande du chanteur a été déboutée par le Conseil d'État le 10 février. La star n'a maintenant plus d'autre choix que de rembourser sa dette, qui correspond au redressement sur les divi­dendes versées en 2008 et 2009.

Voici.fr

Trump: Des contacts répétés avec les services secrets russes ?


L'équipe de campagne de Donald Trump a eu des contacts répétés avec de hauts responsables des services de renseignement russes avant son élection à la Maison Blanche, affirme le New York Times. La Maison Blanche tente de calmer la tempête née de la démission du chef du Conseil de sécurité nationale Michael Flynn, mais les interrogations subsistent sur les relations passées - et futures - de l'équipe de Donald Trump avec la Russie.

« Quatre hauts responsables américains », dont certains encore en poste. Le New York Times vise haut et tape fort. Dans son édition numérique, le prestigieux quotidien américain affirme que des conversations téléphoniques enregistrées et des registres de conversations téléphoniques montrent des contacts répétés de l'équipe de campagne de Donald trump avec les services de renseignement russes.

« Les enquêteurs et les services de renseignement américains ont intercepté ces communications à peu près à la même époque où ils découvraient les preuves des tentatives russes de perturber l'élection présidentielle américaine en piratant le Comité national du parti démocrate », précise le New York Times.

La nature de ces supposés appels n'est en revanche pas révélée.

« Je suis un agent des services de renseignement russes »

Le seul membre de l'équipe de campagne du futur président Trump à être mentionné par le NYT est Paul Manafort, ancien président de la campagne du milliardaire républicain et ancien consultant politique en Russie et en Ukraine.

« C'est absurde », a réagi celui-ci auprès du quotidien new-yorkais: « Je n'ai jamais parlé en connaissance de cause avec des membres des services de renseignement russes, et je n'ai jamais été impliqué dans quoi que ce soit avec le gouvernement russe, ou l'administration Poutine, ou quelque dossier que ce soit actuellement objet d'une enquête ».

« Ce n'est pas comme si ces gens là portaient des badges affirmant : "je suis un agent des services de renseignement russes" », a-t-il ironisé auprès du journal.

Selon le NYT, les services de renseignement américains enquêtent afin de déterminer « si l'équipe de campagne de Trump était de mèche avec les Russes dans le cadre de ce piratage ou d'autres tentatives de jouer sur le cours de l'élection ».

Les hauts responsables interviewés par le NYT n'ont jusque-là pas vu d'éléments suggérant une telle coopération.

L'administration Trump en difficulté

Quoi qu'il en soit, la Maison Blanche tente de calmer la tempête née de la démission du chef du Conseil de sécurité nationale Michael Flynn, mais les interrogations subsistent sur les relations passées - et futures - de l'équipe de Donald Trump avec la Russie.

Moins d'un mois après sa prise de fonction, et quelques jours après un revers judiciaire cinglant sur l'immigration, le président républicain de 70 ans a été contraint de se séparer du personnage central de son équipe rapprochée sur les affaires étrangères, qui fut aussi l'un des piliers de sa campagne.

Mis en cause pour le contenu de ses conversations téléphoniques avec l'ambassadeur russe à Washington, Sergey Kislyak, et la façon dont il les avait relatées au vice-président élu Mike Pence, le général Flynn a jeté l'éponge lundi soir.

Si M. Trump a pris la parole plusieurs fois mardi, il ne s'est jamais exprimé sur le sujet qui tenait Washington en haleine.

Son porte-parole, Sean Spicer, a lui reconnu que le président avait été informé par le ministère de la Justice il y a plusieurs semaines déjà sur les interrogations concernant les appels du général Flynn.

Mais, a-t-il assuré, la Maison Blanche a déterminé que le général Flynn n'avait en aucun cas violé la loi. « Ce n'était pas une question de droit, c'était une question de confiance », a-t-il martelé.

Russie, dossier politiquement sensible

Point de détail troublant: Mike Pence n'avait pas été informé par le président et a donc appris l'affaire par la presse jeudi 9 février.

Loin de clore le chapitre sur la nature exacte des interactions entre l'équipe Trump et le Kremlin au cours des mois écoulés, cet épisode spectaculaire pourrait être l'élément déclencheur de nouvelles investigations.

Conscient que l'épisode pourrait laisser des traces, après une campagne au cours de laquelle le magnat de l'immobilier avait à plusieurs reprises tressé des lauriers au président russe Vladimir Poutine, l'exécutif a tenté d'envoyer des signaux contraires mardi.

« L'ironie est que le président a été incroyablement ferme face à la Russie », a ainsi affirmé Sean Spicer, à la peine cependant pour appuyer ses dires.

La question est politiquement sensible: la Russie est l'un des rares sujets qui a provoqué de réelles tensions entre Donald Trump et les élus républicains du Congrès.

« La démission du général Flynn est une indication troublante du dysfonctionnement actuel de l'appareil de sécurité nationale », a souligné le sénateur républicain John McCain.

« Donald Trump doit aux Américains une explication complète sur les interactions de son administration avec la Russie, avant et après l'élection », a de son côté estimé la sénatrice démocrate Elizabeth Warren.

Lors de ses discussions téléphoniques avec l'ambassadeur de Russie, en décembre, Michael Flynn avait déjà été désigné à ce poste-clé de conseiller à la sécurité nationale, mais l'équipe Trump était encore en pleine période de transition, trois semaines avant de prendre officiellement les rênes du pouvoir.

Entendu par le FBI

Au moment même où l'administration Obama ordonnait des sanctions contre la Russie pour son ingérence présumée dans l'élection américaine, Michael Flynn a-t-il assuré à son interlocuteur qu'il ne fallait pas s'inquiéter et que les relations s'amélioreraient après l'investiture le 20 janvier ?

La Maison Blanche a farouchement contesté que Trump ait pu lui donner de telles instructions : « Non, absolument pas. Non, non, non », a répondu son porte-parole.

Lorsque l'existence de ces conversations téléphoniques avait fait surface au tout début de l'année, l'ancien général avait nié toute évocation des sanctions, avant de revenir finalement sur ses dénégations.

Selon le New York Times, Michael Flynn a été entendu par le FBI dans les jours qui ont suivi la prestation de serment de Donald Trump. S'il s'avérait qu'il avait aussi menti alors à la police fédérale sur le contenu de ses conversations, il pourrait s'exposer à des poursuites judiciaires.

Pour l'heure, le général à la retraite Joseph Kellogg a été désigné pour assurer l'intérim. Le vice-amiral Robert Harward, ancien commandant adjoint du Commandement militaire central, et le général David Petraeus, font partie des noms les plus cités pour remplacer Michael Flynn.

Mardi, un autre général, en exercice lui, n'a pas mâché ses mots pour décrire son inquiétude.

« Notre gouvernement continue à être dans une incroyable tourmente », a déclaré le général américain Tony Thomas lors d'une conférence.

Ouest-france

13/02/2017

VIdéo | Trump promet de répondre "fortement" à la Corée du Nord


Nations unies (Etats-Unis) (AFP) - Donald Trump a promis lundi de répondre "fortement" à la Corée du Nord, qui a testé la veille un nouveau missile balistique, avant une réunion d'urgence du Conseil de sécurité sur ce qui est perçu comme un défi lancé au nouveau président américain.

"La Corée du Nord est bien sûr un gros, gros problème. Nous nous en occuperons très fortement", a déclaré M. Trump lors d'une conférence de presse conjointe à la Maison Blanche avec le Premier ministre canadien Justin Trudeau.

Le Conseil de sécurité de l'ONU doit se réunir à 22H00 GMT à la demande des Etats-Unis, du Japon et de la Corée du Sud.

Les résolutions de l'ONU interdisent à Pyongyang tout programme nucléaire ou balistique. Depuis le premier essai nucléaire nord-coréen de 2006, le régime a essuyé six volées de sanctions qui ne l'ont pas convaincu d'abandonner ses ambitions militaires.

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un a "exprimé sa grande satisfaction à posséder un autre puissant moyen d'attaque nucléaire qui renforce la formidable puissance du pays", selon l'agence de presse officielle nord-coréenne KCNA.

"Les dirigeants nord-coréens doivent se conformer à leurs obligations internationales et (s'engager dans) la voie vers la dénucléarisation", a condamné le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, appelant la communauté internationale "à gérer cette situation de manière unie".

- 'Réponse forte' -

La Chine et la Russie, membres permanents du Conseil, se sont jointes au concert international de condamnations de ce dernier tir.

"J'espère que le Conseil de sécurité va se mettre d'accord pour une réponse forte et claire", a déclaré l'ambassadeur du Japon aux Nations unies, Koro Bessho.

Le ministère américain de la Défense a pour sa part assuré que les Etats-Unis, la Corée du Sud et le Japon disposaient ensemble des moyens nécessaires pour intercepter, le cas échéant, des missiles balistiques semblables à celui testé dimanche.

"Nous avons un système intégré que nous utilisons avec nos alliés, qui peut défendre le territoire américain métropolitain, l'Alaska, aussi bien que (...) le Japon et la Corée du Sud", a fait valoir le porte-parole du Pentagone Jeff Davis.

En 2016, Pyongyang a mené deux essais nucléaires et tiré une vingtaine de missiles dans sa quête des technologies qui mettraient le territoire américain à sa portée.

Le dernier engin a été tiré dimanche de l'ouest de la Corée du Nord. Il a parcouru environ 500 kilomètres avant de tomber en mer du Japon, selon le ministère sud-coréen de la Défense.

Sur des images de la télévision nord-coréenne, on voit que le missile a été tiré presque à la verticale, que son moteur s'allume après le lancement et qu'il change de direction en plein vol.

Des photographies publiées par KCNA montrent Kim Jong-Un assister tout sourire à l'événement sous les encouragements de dizaines de soldats et de scientifiques.

Selon KCNA, il s'agit d'un "missile sol-sol de moyenne à longue portée Pukguksong-2", alimenté par du combustible solide. Cela raccourcit le temps de ravitaillement comparé au combustible liquide, a expliqué Yun Duk-Min, analyste à l'Institut des affaires étrangères et de la sécurité de Séoul.

Ces missiles sont ainsi plus difficiles à détecter avant leur lancement, a-t-il ajouté.

- Tester Trump -

C'est la première fois que le Nord parle du Pukguksong-2. En août, cependant, il avait déclaré avoir mené un tir d'essai de Pukguksong-1 (ou "Etoile du nord") à partir d'un sous-marin.

Kim Jong-Un avait alors affirmé que ce missile mettait le Pacifique et le continent américain à portée du feu nucléaire nord-coréen.

Selon un responsable militaire sud-coréen, Pyongyang semble avoir fait appel à la technologie du "lancement froid" pour tirer le Pukguksong-2: le missile est éjecté par une cartouche de gaz avant que le moteur ne s'allume, un procédé jugé plus sûr et plus facile à masquer.

Le Nord a plusieurs fois revendiqué des avancées militaires qui ont laissé les analystes sceptiques. Il affirme avoir mis au point un missile balistique intercontinental (ICBM) mais n'en a pour l'instant jamais testé.

Le missile à la portée la plus longue testé par Pyongyang est le Musudan, de portée intermédiaire, capable en théorie d'atteindre les bases américaines sur l'île de Guam, dans le Pacifique. Mais la plupart des essais se sont soldés par des échecs.

D'après Séoul, le tir de dimanche était destiné à tester la réaction du nouveau président américain Donald Trump. Celui-ci a promis au Japon, allié régional clé de Washington, son soutien "à 100%".

Le président américain a pressé Pékin, principal allié et partenaire commercial de la Corée du Nord, de faire plus pour restreindre son voisin.

AFP

Trump accueillant Justin Trudeau, évoque le père du dirigeant canadien


Washington (AFP) - Donald Trump a accueilli lundi Justin Trudeau à la Maison Blanche, une rencontre délicate pour le jeune Premier ministre canadien qui espère esquisser un compromis sur le libre-échange mais aussi faire entendre sa différence, du climat à l'immigration.

"Je suis très heureux d'être ici aujourd'hui avec le Premier ministre Trudeau dont je connaissais le père (Pierre Elliott Trudeau, ancien Premier ministre du Canada, NDLR) pour lequel j'avais beaucoup de respect", a déclaré le président septuagénaire au début d'une table ronde centrée sur la place des femmes en entreprise.

La fille du milliardaire, Ivanka Trump, femme d'affaires de 35 ans, était présente lors de cette rencontre, assise à la gauche du dirigeant canadien et en face de son père.

L'arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche a soulevé de très nombreuses questions sur l'absence de frontière claire entre ses affaires - et celles de sa fille - et ses fonctions politiques.

Troisième dirigeant étranger reçu par le nouveau président républicain, après la Britannique Theresa May et le Japonais Shinzo Abe, M. Trudeau a promis de parler à la fois avec "franchise et respect" au locataire de la Maison Blanche.

Arrivé en fin de matinée à la Maison Blanche sous un soleil radieux, il a offert au magnat de l'immobilier une photo en noir blanc où on le voit avec son père, Pierre Elliott Trudeau, à New York en 1981.

Les deux hommes devaient participer à une conférence de presse commune prévue à 14H00 (19H00 GMT).

- Le libre-échange en question -

"Le Canada restera toujours fidèle à ses valeurs qui ont fait de nous un pays extraordinaire, un lieu d'ouverture et de respect", a pris soin de souligner le jeune dirigeant canadien avant son départ, interrogé sur la façon dont il entendait aborder cette rencontre.

Les liens économiques entre les deux immenses pays, qui partagent la plus longue frontière au monde entre deux Etats, sont extrêmement denses: trois quarts des exportations canadiennes sont destinées au voisin du sud et le Canada est la première destination à l'export de 35 Etats américains.

La renégociation, souhaitée par M. Trump, de l'accord de libre-échange Aléna, qui groupe Canada, Etats-Unis et Mexique, s'annonce délicate.

Fervent partisan du libre-échange, M. Trudeau avait, pendant la campagne électorale américaine, mis en garde contre la tentation du "repli" et du "protectionnisme".

Et il a rappelé vendredi avec force que "des millions de bons emplois des deux côtés de la frontière" dépendaient d'une circulation sans heurts des biens et des personnes.

L'exécutif américain est resté évasif sur la direction qu'il entendait donner aux négociations.

Jugeant que l'Aléna, accord vieux de 23 ans, était une "catastrophe" pour les Etats-Unis et "très injuste" pour le travailleur américain, Donald Trump a jusqu'ici été nettement plus virulent sur le Mexique que sur le Canada.

- Divergence sur le climat -

Le parcours, les orientations politiques, le style: tout sépare Donald Trump de Justin Trudeau, de 25 ans son cadet, qui ne cachait pas sa complicité et ses réelles convergences de vue avec Barack Obama.

M. Trudeau est arrivé au pouvoir en promettant de gouverner "avec optimisme vers l'avenir" et de redorer l'image du Canada à l'étranger.

M. Trump l'a emporté le 8 novembre en dressant un tableau sombre des menaces qui pèsent sur les Etats-Unis et en brandissant un slogan: "l'Amérique d'abord".

Accueilli en grande pompe il y a près d'un an à Washington par le président démocrate, Justin Trudeau avait salué le "leadership" de son hôte sur le climat.

Nul doute qu'il se heurtera à une autre tonalité sur ce thème, tant Donald Trump, qui s'est entouré de plusieurs figures climato-sceptiques, semble déterminé à détricoter le bilan de son prédécesseur.

Si le Premier ministre canadien n'a pas commenté directement le décret Trump sur l'immigration, actuellement suspendu par la justice, il a clairement fait entendre sa différence.

Au lendemain de la signature du texte très controversé, il soulignait que le Canada accueillerait "ceux qui fuient la persécution, la terreur et la guerre" indépendamment de leur foi.

Les deux hommes sont en revanche à l'unisson sur le projet de gigantesque oléoduc Keystone XL reliant le Canada aux Etats-Unis, qui avait été bloqué par Barack Obama et auquel Donald Trump vient de donner une nouvelle impulsion.

AFP

VIdéo | Franc CFA : entretien avec Jacques Nikonoff, du PARDEM


À l’occ|asion de la Journée mondiale de mobilisation anti-CFA, le Cercle des Volontaires lance une campagne de sensibilisation sur cette question, en interpellant tous les candidats à l’élection présidentielle française de 2017 sur cette simple question : « Une fois élu(e), que ferez-vous du Franc CFA ? ».

Jacques Nikonoff, président du PARDEM, le Parti de la Démondialisation, et candidat à l’élection pour ce parti, a été le premier à répondre à notre sollicitation. À noter que M. Nikonoff a participé à une conférence sur le sujet avec Nicolas Abgohou, universitaire africain militant contre le « nazisme monétaire » du franc CFA, lors de l’université d’automne du MPEP en novembre 2011.

Raphaël Berland, pour le Cercle des Volontaires




Source ;  Cercle des Volontaires

08/02/2017

Paris: l'assaillant du Louvre "formellement identifié"


L'homme qui a attaqué vendredi des militaires près du musée du Louvre à Paris a été "formellement identifié" comme étant Abdallah El-Hamahmy, un Egyptien de 29 ans, a-t-on appris mercredi de sources proches de l'enquête.

L'homme, grièvement blessé par des tirs de riposte des soldats, avait commencé à parler lundi aux enquêteurs et décliné cette identité. "Suite aux vérifications, il n'y a désormais plus de doutes sur son identité", ont précisé ces sources. Son état de santé s'étant fortement dégradé mardi, sa garde à vue avait été levée en début de soirée.

Face aux enquêteurs, Abdallah El-Hamahmy a expliqué n'avoir pas voulu s'en prendre aux militaires mais avoir l'intention de mener une action fortement symbolique contre la France, en dégradant des oeuvres du musée, le plus fréquenté du monde, avec les bombes de peinture retrouvées dans son sac à dos.

Une version totalement contradictoire avec son arrivée sur les lieux vendredi matin, une machette de 40 cm dans chaque main, fonçant vers les militaires en patrouille en criant "Allah Akbar" (Dieu est le plus grand, en arabe). Un soldat avait été très légèrement blessé.

L'enquête se poursuit sur le passé et les motivations de ce jeune homme apparemment sans histoires, diplômé en droit et cadre commercial dans une entreprise aux Emirats arabes unis.

Il était légalement entré comme touriste en France le 26 janvier en provenance de Dubaï, avant de séjourner dans une location à la semaine proche de la prestigieuse avenue des Champs-Elysées.

Aucune revendication n'a été émise à ce stade pour cette attaque et aucune allégeance à un groupe jihadiste n'a été trouvée lors de la perquisition dans l'appartement loué à Paris.

Le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire pour tentatives d'assassinats en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroriste criminelle.

"Lorsque son état de santé sera déclaré compatible par le corps médical, il sera vu par le juge d'instruction" en vue d'une inculpation puis d'un éventuel placement en détention provisoire, avait affirmé mardi une source judiciaire.

Cette attaque a ravivé de douloureux souvenirs en France, où une série d'attentats jihadistes ont fait 238 morts en 2015 et 2016, et qui vit sous le régime de l'état d'urgence depuis quinze mois.

AFP

Angleterre: prison à vie pour un pédophile

Un pédophile ayant sévi pendant quarante ans notamment au Royaume-Uni puis en Thaïlande a été condamné aujourd'hui à Londres à 13 peines de réclusion à perpétuité assorties d'une peine de sûreté de 16 ans.

Mark Frost est un enseignant à la retraite de 70 ans. Il a reconnu 45 délits sexuels envers 9 enfants en Thaïlande entre 2009 et 2012 et envers deux élèves britanniques dans les années 1990. Le juge Marks Lucraft a souligné que Frost était responsable "de la série la plus épouvantable d'abus sexuels", révélant "une obsession permanente" pour les jeunes garçons.

L'un des enfants britanniques était un de ses élèves. Il l'avait notamment agressé en présence du fils qu'il avait réussi à adopter, tout en étant célibataire, alors qu'il enseignait dans le Worcestershire, dans l'ouest de l''Angleterre. En Thaïlande, il avait agressé sexuellement de jeunes garçons de 10 à 14 ans en les attirant avec des friandises, de l'argent, des jeux vidéo et des bains dans sa piscine, avant de les violer et de les filmer lors d'actes sexuels.

Les enquêteurs redoutent qu'il ait fait beaucoup plus de victimes au cours de ses 25 ans de carrière dans divers établissements du pays et en tant que volontaire chez les Scouts. La police a ouvert une ligne téléphonique pour que ses possibles victimes se fassent connaitre et aider.

Le Figaro.fr avec AFP

07/02/2017

François Fillon livre «sa vérité» dans une lettre aux Français

François Fillon, le 6 février 2017 - Crédits photo : Hervé Bureau/AFP
Le candidat de la droite à l'élection présidentielle, dans la tourmente des emplois présumés fictifs de son épouse, réaffirme comprendre «le trouble» ressenti par les citoyens et tient à repréciser que «tout est légal» dans ses activités, dans une tribune publiée par le quotidien régional Ouest-France, ce mercredi.

Quinze jours après les premières révélations du Canard enchaîné sur les emplois présumés fictifs de son épouse, François Fillon semble bel et bien décidé à poursuivre sa contre-offensive politique. Après avoir admis des «erreurs» et amorcé ce changement de cap lundi, devant près de 250 journalistes, le candidat de la droite à l'élection présidentielle a de nouveau été attaqué par l'hebdomadaire satirique, mardi. 

Selon le Canard, l'ex-premier ministre a perçu 45.000 euros d'indemnités de licenciement de l'Assemblée nationale. Des accusations qualifiées de «mensonges» par le député de la Sarthe, qui a choisi de livrer sa «vérité» dans une lettre aux Français publiée ce mercredi par le quotidien régional Ouest-France.
Pour sa défense, le candidat, a décidé de reprendre peu ou prou les arguments exposés lundi en conférence de presse. «Au terme d'une campagne médiatique et politique d'une violence inouïe, j'ai choisi de m'adresser directement à vous pour vous dire ma vérité», écrit l'ancien premier ministre dans le journal régional. «C'est vrai, pendant quelques jours, la fureur des forces qui se sont déchaînées contre moi m'a laissé abasourdi. 
Pourtant, j'ai décidé de ne rien céder aux intimidations et aux pressions. J'ai choisi de me tenir debout face aux Français, face à leur jugement», assure-t-il.
«J'ai toujours agi dans la stricte légalité»

François Fillon réaffirme qu'il comprend «le trouble» ressenti par les Français et tient à repréciser que «tout est légal», dans ses activités, celle de son épouse et de ses enfants. «Que ceux qui donnent des leçons de démocratie se plient au même exercice de transparence!», demande-t-il. «En trente-deux ans de vie politique, je n'ai jamais été mis en cause dans une affaire. J'ai toujours agi dans la stricte légalité et dans la plus parfaite honnêteté. Mais j'ai commis une erreur: en travaillant avec mes proches, j'ai privilégié une collaboration de confiance qui aujourd'hui, suscite la défiance. Le temps, l'époque, a changé. J'ai décidé de mon propre chef d'interrompre cette collaboration en 2013. J'aurais sans doute dû le faire avant. Je vous dois donc des excuses», répète-t-il.

«J'ai commis une erreur : en travaillant avec mes proches, j'ai privilégié une collaboration de confiance qui aujourd'hui, suscite la défiance»
François Fillon, candidat à l'élection présidentielle 2017
À moins de trois mois de l'élection présidentielle, le candidat leur dit: «Désormais, c'est à vous de décider et à vous seuls. Faites-le en conscience et faites-le avec exigence. Exigez ce droit que personne ne saurait vous confisquer: le droit à une campagne loyale, sans coups bas ni coups montés, à l'issue de laquelle vous serez amenés à faire un choix crucial, sans doute le plus important de ces trente dernières années». 

Selon un sondage Opinionway-Orpi publié mardi, Marine Le Pen et Emmanuel Macron seraient qualifiés pour le second tour de l'élection présidentielle en France si le vote avait lieu dimanche, et la présidente du Front national serait battue au final. François Fillon, lui, arriverait seulement troisième du premier tour, avec 20% des voix.

Etienne Jacob | lefigaro.fr

05/02/2017

L'hologramme de Jean-Luc Mélenchon fait un carton

Crédits photo : Thomas SAMSON / AFP
La technologie, bluffante, a permis au leader du mouvement La France Insoumise de tenir deux meetings à la fois. Une belle opération pour ses militants comme pour les médias.

REPORTAGE
Il a suffi d'un claquement de doigts pour que la pression retombe et laisse place à une clameur collective. Dimanche après-midi, Jean-Luc Mélenchon s'est dédoublé pour tenir simultanément un meeting à Lyon et un autre, via son hologramme, aux Docks d'Aubervilliers, dans le Nord du Paris. L'opération, soigneusement vendue comme une "première mondiale" par ses équipes depuis des semaines, a été un véritable succès.

D'un geste - que les internautes facétieux ont comparé à celui de Ma sorcière bien-aimée ou, plus "franchouillard", Joséphine, ange gardien -, dans un bruit tout droit sorti d'un film de la saga Star Wars, l'image holographique du leader la France Insoumise s'est matérialisée sur la scène parisienne. Couleur, 3D, boutons de la veste : tous les détails y étaient, jusqu'à l'aspect légèrement délavé du jean de la star de l'après-midi. Seuls les spectateurs des tous premiers rangs n'auront pas eu l'illusion parfaite de regarder le leader de la France insoumise en chair et en os.

"On a vraiment l'impression qu'on peut le toucher". Auprès de la grande majorité des militants, la démonstration technologique a fait son petit effet. Aurélie a été "époustouflée par le réalisme" de l'hologramme. "On a vraiment l'impression qu'on peut le toucher", glisse la jeune femme de 29 ans, qui a parfois dû se ressaisir pour se concentrer sur le discours et ne pas se laisser "absorber par les prouesses techniques". À côté d'elle, Mathilde s'enthousiasme. "C'est énorme", souffle celle qui reconnaît avoir eu "un petit coup de stress" avant à l'idée que le dispositif ne fonctionne pas.

Coup de stress visiblement partagé par l'équipe de la France insoumise présente à Paris, obligée de se livrer, avant l'apparition de Jean-Luc Mélenchon, à une séance de meublage digne d'une chaîne d'information en continu qui a bien fait rire les militants. À la fin du meeting, le soulagement était à la hauteur de la pression. "C'était magnifique", s'est félicitée Raquel Garrido, porte-parole de La France Insoumise. "Et on a fait ça tout seul, sans l'appui de chaîne de télé !"

Un "gadget" sur fond sérieux. Charles, 49 ans et une barbe impressionnante, était venu uniquement pour ça, ou presque. "Insoumis" depuis novembre dernier, il "suit tous les meetings de Jean-Luc Mélenchon sur Internet" et n'avait donc "pas vraiment besoin de venir". "Mais je trouvais ça marrant. Il se dédouble, il se démultiplie, et finalement c'est une forme de provocation rigolote." Un peu gadget ? "Totalement, mais sur un fond sérieux", argumente Charles. "Le programme et le candidat sont pour de vrai. Cela n'empêche pas de se la jouer Star Wars." Le militant est lucide sur l'opération de communication bien rodée, derrière. "C'est aussi une façon de se faire remarquer. Si Mélenchon n'avait pas fait son meeting en hologramme, les médias n'en auraient pas dit grand-chose."

Des "techniques qui font rêver". Anticipant les critiques, Jean-Luc Mélenchon lui-même a justifié l'usage de cette technologie, qui a coûté environ 60.000 euros à son mouvement. "J'ai vu qu'il y avait des bougons qui trouvaient que ça faisait trop show-biz", a-t-il clamé sur scène. "Mais enfin, il faut qu'un message politique émancipateur, et quelque peu éclaireur, s'appuie sur des techniques qui sont celles de notre temps, qui fassent rêver, qui fassent sourire." Pour Aurélie, l'objectif est atteint. "C'est cohérent avec l'ère numérique qu'il met en avant."

"C'est aussi une façon de se faire remarquer. Si Mélenchon n'avait pas fait son meeting en hologramme, les médias n'en auraient pas dit grand-chose".

Des propositions pour le numérique et la culture. Et de fait, le discours de Jean-Luc Mélenchon a laissé une large place à ce thème, ainsi qu'à l'éducation, la recherche, l'environnement et la culture. Le candidat a égrené les propositions, comme celle, nouvelle, de prélever des droits sur les œuvres "tombées dans le domaine public" pour financer des "coopératives" ou des "associations" de "créateurs indépendants".

Jouant à fond la carte de la modernité sur le fond pour s'accorder à sa forme, quitte à être un peu poussif, le député européen a parlé jeu vidéo - qui doit "devenir une industrie de pointe de la patrie" car "jouer, ce n'est pas perdre son temps" -, protection des données personnelles et conquête de l'espace, qu'il ne veut pas voir "privatisé" par "les Etats-Unis et le duché du Luxembourg".
         
"Quand on a préparé ce meeting, on n'était pas sûrs que [ces thèmes] intéressent les gens. Je sais que ces sujets vous intéressent", a-t-il lancé, un brin bravache, sous un tonnerre d'applaudissements.
                  
Électriser les foules. Si son meeting holographique a contraint Jean-Luc Mélenchon à restreindre ses mouvements - il ne pouvait sortir d'un périmètre de quatre mètres sur quatre sous peine de disparaître de la scène d'Aubervilliers -, l'eurodéputé n'a rien perdu de sa verve habituelle. 

Ni de sa capacité à électriser les foules. Deux salles pleines à craquer – selon la France insoumise, 6.000 personnes avaient fait le déplacement à Aubervilliers et 12.000 à Lyon - ont lancé leur cri de ralliement, "Résistance!", lorsque le cofondateur du Parti de Gauche a vanté sa VIe République et refusé toutes les "magouilles" et les "combines" politiques.

Même les sceptiques de la conférence holographique se sont laissé emporter. "J'aurais préféré qu'il soit là, en vrai. Il en fait un peu trop pour essayer d'être moderne", reconnaît Catherine, peu habituée des meetings. "Mais après tout, il est sûrement obligé, pour qu'on en parle. Et je pense que le but était avant tout de nous rassembler tous ici."

Europe1

04/02/2017

Les Etats-Unis imposent de nouvelles sanctions à l’Iran en raison de son programme balistique

Téhéran a riposté en annonçant une « action réciproque » qui visera « des individus et des entreprises américains » soutenant des groupes « terroristes ».

L’administration Trump a imposé de nouvelles sanctions à l’Iran en raison de son programme balistique, vendredi 3 février, quelques jours après un test de missile, qui a provoqué la colère de Washington.

Ces nouvelles mesures visent vingt-cinq personnes et entités soupçonnées notamment d’avoir apporté un soutien logistique ou matériel au programme de missiles de Téhéran, a détaillé le département du Trésor, ajoutant que ces sanctions ne violent pas l’accord sur le nucléaire iranien conclu en 2015.

Aux termes des sanctions du Trésor, qui visent notamment un réseau de soutien installé en Chine, les personnes et entités ciblées voient leurs éventuels avoirs aux Etats-Unis gelés et ne peuvent plus faire de transaction avec des structures américaines.

Pour justifier ces sanctions, le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche Michael Flynn – réputé être un dur contre l’Iran – a accusé « la République islamique d’être le premier Etat du monde à soutenir le terrorisme et d’être impliquée dans les violences qui déstabilisent le Moyen-Orient ». Il a également tonné que « les dirigeants iraniens continuent de menacer les Etats-Unis et [leurs] alliés », depuis que Washington et Téhéran ont rompu leurs relations diplomatiques en 1980 dans la foulée de la Révolution islamique de 1979.

Téhéran annonce une « action réciproque »

L’Iran a très vite réagi en annonçant en retour de futures sanctions envers les Etats-Unis. « La République islamique d’Iran, en réponse à la nouvelle démarche des Etats-Unis et, comme action réciproque, va imposer des limitations légales à certains individus et entreprises américains ayant eu un rôle dans la création et le soutien de groupes extrémistes terroristes ou aidant à la suppression de personnes sans défense dans la région », dit un communiqué du ministère des affaires étrangères iranien. Les noms de ces personnes et entreprises américains seront « annoncés ultérieurement », ajoute-t-il.

Pour le ministère iranien, « le développement et les capacités de missiles seulement destinés à des objectifs défensifs et portant des armes conventionnelles (…) est le droit du peuple d’Iran conformément au droit international et à la charte de l’ONU ». « Toute intervention extérieure à cet égard est une violation (…) du droit international », ajoute-t-il.

Plus tôt, le ministre des affaires étrangères iranien, Mohammad Javad Zarif, avait assuré que son pays n’était pas impressionné par les menaces, mais qu’il « ne déclencherait jamais une guerre ».

lemonde.fr avec AFP

03/02/2017

Vidéo | Attaque du Louvre : "La menace n'a jamais été aussi forte", selon le Porte-parole du Ministère de l'Intérieur


"Le ministre de l’Intérieur est en déplacement mais il suit très attentivement la situation. Il est informé en permanence. Il se rendra dès son retour au chevet du militaire qui a été blessé, et à la rencontre de ses camarades qui sont intervenus, comme des policiers", a-t-il ajouté, après avoir salué "la réactivité des personnels du Louvre" et le "grand professionnalisme des militaires et des policiers".


Au cri d'"Allah Akbar", un homme a attaqué à l'arme blanche vendredi des militaires en faction à l'entrée de la très touristique galerie du Carrousel du Louvre à Paris, qui ont riposté, le blessant très grièvement. Il s'agit "visiblement" d'une "attaque à caractère terroriste", a déclaré le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, en déplacement à Bayeux. Le parquet antiterroriste a été saisi de l'enquête.

Source : franceinfo

Attaque au Louvre: les enquêteurs sur la piste d'un Egyptien



L'homme, grièvement blessé au ventre par un tir de défense d'un des soldats, était toujours hospitalisé à l'hôpital Pompidou en début de soirée et son pronostic vital était "très engagé", a affirmé le procureur François Molins lors d'une déclaration à la presse.

Si son identité n'est pas "formellement établie" selon le procureur de Paris, les investigations menées sur son téléphone portable, sur les fichiers de visas européens et lors d'une perquisition dans un appartement du VIIIe arrondissement de Paris mènent à un homme entré légalement en France le 26 janvier par un vol en provenance de Dubaï.

"Ces recherches ont permis de cibler un individu âgé de 29 ans et de nationalité égyptienne. La photographie enregistrée sur (le fichier) Visa Bio correspond à celle de l'auteur de l'attaque. Cet individu ne ressort pas comme étant connu du fichier automatisé des empreintes digitales français", a déclaré M. Molins.

Les investigations devront encore "déterminer les motivations de l'auteur et découvrir s'il a agi seul, spontanément, ou au contraire sur instruction", a expliqué François Molins.


- "Une machette dans chaque main"-

Les investigations permettent de retracer son parcours à Paris, où il est arrivé avec un visa touristique le 26 janvier.

Il a loué une voiture le lendemain de son arrivée puis acheté le 28 janvier en liquide deux machettes "de 40 centimètres chacune" dans une armurerie près de la place de la Bastille.

C'est avec ces deux machettes qu'il a attaqué vendredi vers 09H50 quatre militaires en patrouille au sous-sol de la galerie marchande du Carrousel du Louvre, "dans une zone en amont du point de contrôle des sacs", a précisé le procureur de Paris.

Vêtu d'un T-shirt noir à tête de mort et "armé d'une machette dans chaque main, bras levés et pliés derrière la tête", "il s'est précipité sur eux en criant +Allah Akbar+" et a "frappé à la tête un premier militaire", a retracé François Molins.

Après avoir tenté de repousser l'assaillant une première fois sans user de son arme, un deuxième soldat a ouvert le feu, à quatre reprises, le blessant "très grièvement". L'individu était également porteur d'un sac à dos, "contenant des bombes aérosol de peinture".

Le soldat, blessé légèrement au cuir chevelu a été pris en charge à l'hôpital militaire Percy de Clamart. "Il va bien", a affirmé le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, lors d'une visite sur le site de l'attaque avec ses homologues de l'Intérieur et de la Culture, Bruno Le Roux et Audrey Azoulay.

Ces militaires du 1er Régiment de chasseurs parachutistes (1er RCP) de Pamiers font partie des 3.500 militaires de Sentinelle déployés à Paris.

"J'étais dans les escaliers quand j'ai entendu des coups de feu (...) C'était bizarre, personne ne savait quoi faire, j'ai vu des gens courir, tout le monde était paniqué", raconte Svetlana, une architecte travaillant dans la galerie, qui s'est cachée dans un vestiaire.

Environ 1.200 personnes se trouvant dans le musée ou la galerie commerciale ont été confinées durant plusieurs heures, le temps que les démineurs s'assurent que les sacs à dos de l'assaillant ne contenaient pas d'explosifs.

Le musée du Louvre rouvrira samedi, a annoncé Audrey Azoulay.

- Condamnation des Emirats -

Le gouvernement des Emirats arabes unis a condamné ce "crime odieux" et assuré la France de "sa pleine solidarité" en se tenant "à ses côtés dans les mesures qu'elle entreprend pour préserver sa sécurité".

Le Conseil français du culte musulman (CFCM) a fait part de sa "consternation" après cette agression.

Depuis les attaques du 7 janvier 2015 contre Charlie Hebdo, les attentats et tentatives se sont succédé en France, faisant 238 morts. Les assaillants, pour la plupart téléguidés par l'EI, ont multiplié les cibles, des lieux de culte (Villejuif en avril 2015, Saint-Etienne-du-Rouvray en juillet 2016) aux attaques contre les policiers ou militaires.

Le 13 juin 2016, un jihadiste se réclamant de l'EI, Larossi Abballa, a ainsi tué un policier et sa compagne dans leur pavillon de Magnanville (Yvelines).

L'attaque du Louvre intervient deux ans jour pour jour après l'attaque au couteau de trois militaires en faction devant un centre communautaire juif de Nice, par un homme qui avait été aussitôt arrêté.

"Porter un uniforme, (...) c'est être une cible", a rappelé le ministre de l'Intérieur Bruno Le Roux, en appelant les forces de l'ordre à "la plus grande vigilance".

Le Point | Crédits Photo : AFP/Alain Jocard

30/01/2017

Décret anti-immigration : la fatwa de Donald Trump


Un décret édifie un nouveau mur de Berlin : entre les États-Unis et l'islam. Les djihadistes jubilent. Analyse.

Neuf jours après son accession au grade de président des États-Unis, Donald Trump a cessé de faire rire. À ceux qui minimisaient ses propos de campagne – « il ne fera pas la moitié de ce qu'il a dit » –, le businessman a répondu par une salve de décrets présidentiels.

Une décision prise à la hâte marquera durablement l'histoire géopolitique des États-Unis : celle de bannir temporairement (120 jours) l'arrivée sur le sol américain des ressortissants de sept pays. Iran, Irak, Syrie, Soudan, Somalie, Libye, Yémen. Six pays arabes et un perse. Sept pays musulmans. Sept pays dont tous les natifs sont désormais suspects et coupables, pour 120 jours, d'être de potentiels terroristes.

Le fantasque 45e locataire de la Maison-Blanche en a décidé ainsi au nom de la sécurité nationale. Les chrétiens sont épargnés par cette mesure. Ce n'est pas la première fois qu'un président use d'une pareille mesure, mais le contexte n'est pas le même.

Le précédent Roosevelt à l'égard des Japonais

En 1945, le président Franklin D. Roosevelt avait signé un décret qui permettait de placer les ressortissants nippons dans des camps. Ce fait historique peu propagé fut une page sombre de l'histoire d'un pays qui a toujours progressé en attirant de nombreux immigrés.

Soixante et un ans plus tard, Trump applique ce qu'il avait claironné lors de ses meetings. Il édifie ainsi par le verbe un nouveau mur de Berlin, celui-ci courant du Rio Grande jusqu'à Téhéran, Tripoli ou Aden.

Quiconque se rend aux USA sait que franchir la douane n'a rien d'aisé. Il faut à l'avance, « citoyen européen inclus », remplir des formulaires en ligne, montrer patte blanche, cocher une case garantissant que l'on n'est pas un potentiel poseur de bombes. Néanmoins, idéologie oblige, Trump a décidé d'ériger avec sa petite truelle populiste un mur entre sept pays et le sien.

Une mesure qui cible les musulmans

Si le show-biz américain s'est élevé ce week-end contre ce décret, notamment lors de la cérémonie de clôture du Festival de Sundance, temple du cinéma d'auteur mondial, si des dirigeants européens (Merkel, Hollande) ont rappelé l'importance des valeurs, de la morale pour être grossier, si le pape a estimé que Trump n'agissait pas comme un chrétien, si Justin Trudeau a ouvert les portes du Canada aux réprouvés de l'Amérique selon Trump, une organisation s'est, elle, félicitée de cet acte : l'État islamique.

L'organisation djihadiste jubile. Selon elle, les États-Unis prouvent ainsi qu'ils sont en guerre contre l'islam, les musulmans et non le terrorisme. Désormais, bon courage aux diplomates américains basés dans les pays arabes et/ou musulmans pour vivre au quotidien avec une politique qui met en danger chaque citoyen américain expatrié. Cela va du touriste à l'entrepreneur, de l'ambassadeur à l'Américain moyen implanté à Bagdad, à Rabat ou au Caire. Ce décret cible les musulmans.

En suspectant des pires intentions belliqueuses chaque croyant yéménite, syrien, irakien, libyen, somalien, soudanais et iranien, l'administration Trump a semé durablement les graines d'une haine dopée à l'incompréhension, l'injustice. Les modérés des sept pays temporairement bannis sont les premières victimes de l'édification de ce mur administratif. Piégés dans un pays en guerre, condamnés à ne pas émigrer dans un pays qui avait toujours su attirer le monde entier.

Une nouvelle version de La Lettre écarlate

Pas évident que les services de renseignements US s'y retrouvent dans ce choix de politique étrangère. En ciblant sept pays, Trump et ses conseillers ont édicté une fatwa depuis Washington.

Fatwa qui ne concerne pas l'ami égyptien ni l'allié saoudien. Et si on poursuivait cette logique jusqu'au bout ? Tout pays musulman comptant parmi les siens des djihadistes (Tunisie, Arabie saoudite, Maroc…) devrait alors être banni. Ainsi que la France qui compte des centaines de daechiens en Irak et en Syrie. Et l'Allemagne… Trump réécrit sans le savoir La Lettre écarlate de Nathaniel Hawthorne.

Une femme y était contrainte de porter la lettre A sur ses vêtements. A pour adultère. C'était en 1850. Quid d'un M pour musulman en 2017 ? La Maison-Blanche vient d'édicter sa première fatwa, sport qui était jusque-là dévolu aux autorités religieuses les plus archaïques du monde.

Trump vient de rendre un fier service à Al-Qaïda et consorts. Et met en ébullition un monde musulman qui court de Casablanca jusqu'en Indonésie… En neuf jours d'exercice du pouvoir, c'est un exploit à sa manière.

Lepoint

Attaque terroriste dans une mosquée de Québec : 6 morts, 8 blessés


Six personnes ont été tuées et huit autres blessées dans une fusillade survenue au Centre culturel islamique de Québec, dimanche soir, qualifiée d'acte terroriste par les gouvernements du Québec et du Canada.

La Sûreté du Québec a confirmé le bilan de l'attaque, mais c'est le CHU de Québec-Université Laval qui a plus tard précisé que six des blessés, hospitalisés à l'hôpital de l'Enfant-Jésus, sont dans un état critique. D'autres personnes ont été blessées plus légèrement, alors que 39 s'en sont sorties indemnes, selon la SQ.

Quelques dizaines de fidèles se trouvaient à l'intérieur du centre, situé sur le chemin Sainte-Foy, lorsqu'au moins un suspect armé serait entré à l'intérieur de l'édifice, vers 19 h 45, avant d'ouvrir le feu sur les fidèles.

Au moment de l'attaque, les hommes priaient au rez-de-chaussée, tandis que les femmes et les enfants se trouvaient à l'étage.

Deux suspects ont été arrêtés après la fusillade. L'un d'eux a été appréhendé au terme d'une chasse à l'homme qui s'est terminée près de l'île d'Orléans.

Une source policière a confié à Radio-Canada que les deux suspects sont des étudiants inscrits à l’Université Laval. L'un d'eux serait d'origine marocaine.

Le ministre québécois de la Sécurité publique, Martin Coiteux, a indiqué que la structure de gestion policière contre le terrorisme avait été déployée.

Un large périmètre de sécurité a été établi dans le secteur de Sainte-Foy. Les parcours d’autobus du Réseau de transport de la capitale (RTC) qui empruntent le chemin Sainte-Foy ont été détournés.

« Un accent bien québécois »

Un témoin, qui préfère garder l’anonymat, a raconté en entrevue à RDI que deux personnes cagoulées étaient entrées dans la mosquée.

« Elles me semblaient avoir un accent bien québécois. Un a commencé à tirer. Dès qu’il a ouvert le feu, il a crié : "Allahou akbar!" ("Dieu est grand!") Les balles ont atteint des personnes qui priaient. Des personnes qui priaient ont perdu leur vie. Moi-même, la balle a passé au-dessus de ma tête », a raconté le témoin.

« On s’est jeté par terre directement. Plusieurs personnes qui priaient sont sorties de leur prière et se sont jetées par terre », a-t-il ajouté.

Gestes islamophobes

Le Centre culturel islamique de Québec, qui est également connu sous le nom de grande mosquée de Québec, avait été la cible d’un geste à caractère haineux l’été dernier, alors qu’une tête de porc avait été déposée devant l’une de ses portes, et ce, en pleine période du ramadan.

Des tracts islamophobes avaient également été distribués à différents endroits de la ville de Québec dans les semaines suivant cet incident.

Des veillées à la chandelle en hommage aux victimes sont déjà prévues lundi à Québec, Montréal, Ottawa, Trois-Rivières et Saguenay.

« Attaque gratuite »

En entrevue à RDI, l’ancien inspecteur du Service de police de la Ville de Montréal, Guy Ryan, a dénoncé une attaque gratuite, qui a fait « des victimes complètement innocentes ».

« Ça fait toujours de quoi, surtout lorsque ça arrive dans une ville comme Québec. C’est toujours surprenant », a-t-il ajouté.

Guy Ryan affirme également que des signes précurseurs ont pu mettre en éveil le Service de police de la Ville de Québec sur l’attaque de dimanche soir.

Radio-canada

28/01/2017

Mali: un attentat-suicide planifié dans Bamako déjoué

Les présumés jihadistes comptaient sur un possible relâchement du dispositif sécuritaire, après le sommet Afrique-France pour passer à l’acte. Ici, l’entrée du Centre de conférence de Bamako qui a accueilli le sommet.
© RFI/Paulina Zidi
Au Mali, de nouveaux attentats ont été déjoués de justesse, dans la capitale malienne. Les services de renseignements affirment avoir arrêté deux personnes, jeudi, qui envisageaient de perpétrer une action. Du matériel a été saisi. Les suspects comptaient sur un abaissement du seuil de vigilance des autorités.

Les deux présumés jihadistes ont été arrêtés à Bamako lors de deux opérations distinctes menées par les Forces spéciales des Services du renseignement malien.
Ils étaient en possession de documents et de matériel compromettant, notamment un GPS et des explosifs. Ils comptaient sur un possible relâchement du dispositif sécuritaire dans la capitale malienne, après le Sommet Afrique-France, pour passer à l’acte.

« Passer à l’acte, c’est commettre au moins un attentat dans un lieu fréquenté essentiellement par des étrangers », explique à RFI, une source proche du dossier.
Âgé de 21 ans, le premier membre du commando s’appelle Issa Touré. Le second, Maï Ben Barka, est âgé de 29 ans. Les deux sont de nationalité malienne et appartiennent à la katiba -unité combattante- al-Mourabitoune.

Grâce à leur arrestation, on connaît désormais avec précision le nom du chef islamiste qui dirige actuellement, dans le nord du Mali, la katiba al-Mourabitoune, le numéro un de cette katiba, l’Algérien Mokhtar Belmokhtar, étant en Libye.

Bien que les préparatifs d’attentat aient été ainsi déjoués à Bamako, les Forces spéciales des Services du renseignement malien restent sur les dents. D’autres opérations d’interpellation, cette fois-ci d’individus suspects, se sont déroulées vendredi.

Au sujet de la lutte contre le terrorisme, une rencontre sur « L'islam et la jeunesse » est actuellement en cours à Bamako. Elle rassemble l'Union parlementaire des Etats membres de l'Organisation de la conférence islamique (OCI).

rfi

CAN 2017- Sénégal-Cameroun : ce qu’il faut savoir

Depuis 1963, les deux équipes se sont déjà affrontées à quatorze reprises dont une fois en finale de la CAN 2002, lorsque le Cameroun l’avait emporté aux tirs au but. Avec un bilan de cinq victoires partout et de quatre matchs nuls, ce 1/4 de finale s’annonce décisif surle plan comptable.

Les poulains d’Aliou Cissé sont sur une bonne dynamique et bénéficient logiquement des faveurs des statistiques. Tenez par exemple, sur leurs vingt dernières rencontres jouées, les Sénégalais totalisent 13 victoires, 2 nuls et 5 défaites, contrairement aux Camerounais qui cumulent 8 victoires, 10 nuls et deux défaites.

Première victoire du Cameroun depuis 2010

Les Lions Indomptables n’avaient plus goûté à la victoire dans un match de CAN depuis le 17 janvier 2010 (3-2 contre la Zambie à Lubango. Absents en 2012 et 2013, ils avaient subi trois défaites en 2015. 2es du groupe A, à Libreville, ils ont signé une victoire contre la Guinée Bissau (2-1) et deux nuls. En attendant la suite.

Camfoot

Attention, une nouvelle arnaque vise la messagerie de Google


Le messagerie Gmail de Google est depuis quelques jours la cible d'un nouveau phishing. Un spécialiste en sécurité met en garde les utilisateurs.

Si vous êtes titulaire d’un compte de messagerie Gmail, prenez garde car un nouveau virus agite la messagerie de la firme Google. Cette arnaque mise au jour par Mark Maunder, un spécialiste en sécurité qui s’est lui-même fait avoir malgré ses connaissances dans le domaine, utilise la technique bien connue du phishing.

Concrètement, vous recevez un message d’un de vos contacts. Ne sachant pas qu’il est contaminé, vous ouvrez le mail et cliquez sur le fichier en pièce jointe à télécharger sans vous méfiez. C’est alors que  se déclenche le processus mis en marche par les hackers pour récupérer vos données.

En téléchargeant la pièce jointe, vous êtes redirigés en apparence sur la page d’accueil de Google vous invitant à vous connecter à nouveau. Croyant avoir été simplement déconnecté durant le téléchargement, vous encodez votre compte et votre identifiant afin de consulter l’image téléchargée. A cette étape, il est malheureusement trop tard. Avec les informations encodées, le hacker a désormais pris possession de votre compte Gmail.

Comme l’explique Mark Maunder dans un long article sur son blog, la page vers laquelle l’internaute est redirigé est identique à la véritable page d’accueil du Drive de Google. Pour trouver la différence, il faut être attentif car elle se situe dans l’url de la page. Devant l’adresse  « https://accounts.google.com » est indiqué « data:text/html ». Il s’agit d’un script qui aspire les identifiants et les mots de passe renseignés par l’utilisateur de la messagerie.



Changer régulièrement de mot de passe

Le seul moyen de se protéger de cette arnaque est de bien vérifier l’url qui s’inscrit dans la barre de recherche, précise Mark Maunder. « Si vous ne parvenez pas à identifier le protocole et l’hôte de la page », il vaut mieux ne pas continuer et évitez de vous connecter à nouveau via l’adresse communiquée dans la barre de recherche.

Le spécialiste en sécurité rappelle qu’il « n'y a aucun moyen sûr de vérifier si votre compte a été compromis. En cas de doute, changer votre mot de passe immédiatement. Changer votre mot de passe régulièrement est une bonne pratique en général. »

La cellule communication de Google a fini par envoyer un communiqué à Mark Maunder suite à sa découverture compromettante pour le service de messagerie Gmail. « Nous sommes conscients du problème. Nous continuons de renforcer nos moyens de défense contre cela. Nous faisons de notre mieux pour protéger nos utilisateurs de différentes manières, en détectant les messages de phishing grâce au deep learning, en adressant des alertes de sécurité lorsque plusieurs liens suspicieux arrivent dans les mails, en repérant des tentatives de connexion douteuses, etc. Les utilisateurs peuvent aussi activer la validation en deux étapes pour ajouter une protection supplémentaire à leur compte ».

lavenir.net

26/01/2017

Gambie: le Président Barrow quitte enfin Dakar pour rentrer à Banjul

Le président gambien Adama Barrow à l'ambassade de Gambie à Dakar, au Sénégal où il a prêté serment, le 19 janvier 2017/AFP

Le nouveau président gambien Adama Barrow a quitté jeudi après-midi le Sénégal pour regagner son pays, cinq jours après le départ en exil de son prédécesseur Yahya Jammeh, qui a marqué l'épilogue de six semaines d'une crise à rebondissements.

Son arrivée était prévue à 16H00 (locales et GMT), mais c'est seulement après 16H10 qu'il a quitté Dakar, la capitale sénégalaise, à bord d'un avion militaire portant l'emblème de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao), a constaté un photographe de l'AFP.

Sous une haie d'honneur, il a été accompagné jusqu'à l'appareil par le président sénégalais Macky Sall et son Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne, selon la même source.

L'envoyé spécial de l'ONU en Afrique de l'Ouest, Mohamed Ibn Chambas, qui devait faire avec lui le voyage de Dakar à Banjul, a appelé "la communauté internationale à continuer à apporter son soutien au nouveau régime gambien".

 


"La réconciliation nationale doit être une priorité", a-t-il affirmé à l'intention du président Barrow avant son départ, en souhaitant "une transition pacifique, sécurisée et ordonnée".

Accueilli au Sénégal depuis le 15 janvier à la demande de la Cédéao, qui craignait pour lui tant que M. Jammeh était en place, M. Barrow différait jusque-là son retour, invoquant des inquiétudes pour sa sécurité.

La Gambie, petit pays anglophone totalement enclavé dans le Sénégal, à l'exception d'une étroite façade côtière prisée des touristes, a été dirigée d'une main de fer pendant 22 ans par Yahya Jammeh, un ancien militaire.

Vainqueur de l'élection du 1er décembre face à Yahya Jammeh - qui avait initialement reconnu sa défaite avant de se raviser le 9 décembre -, Adama Barrow a prêté serment le 19 janvier à l'ambassade de Gambie à Dakar.

Peu après, la Cédéao lançait une opération pour forcer au départ M. Jammeh, qui a finalement quitté le pays le soir du 21 janvier pour être accueilli par la Guinée équatoriale.

Depuis sa prestation de serment, M. Barrow n'est plus apparu en public, ni ne s'est adressé directement à son peuple, accordant seulement une série d'interviews à des médias locaux et internationaux.

- Célébration le 18 février -
Des soldats de la force de la Cédéao montent la garde devant la présidence, le 24 janvier 2017 à Banjul, en Gambie / AFP

A l'aéroport de Banjul, une foule était massée depuis le début de l'après-midi pour l'accueillir triomphalement, avec des groupes de danseurs et de joueurs de tambour, sous la surveillance de militaires sénégalais et nigérians de la Cédéao, cagoulés et lourdement armés.

"Il va développer ce pays! Il est bon, ce n'est pas un tueur", s'enthousiasmait une jeune femme, Adja Kombeh, en référence à son prédécesseur.

Sur la route de l'aéroport, des partisans de M. Barrow installaient une affiche géante invitant la population à une célébration générale le 18 février, anniversaire de l'indépendance de cette ancienne colonie britannique.

Dans un premier temps, M. Barrow "résidera chez lui jusqu'à nouvel ordre" plutôt qu'à la présidence, où la force de la Cédéao, sous commandement sénégalais, a installé son état-major, a indiqué à Banjul son porte-parole, Halifa Sallah.

 


Les défis s'annoncent immenses, à commencer par la mise en place d'une administration, engagée sur une fausse note avec le choix d'une vice-présidente, Fatoumata Jallow Tambajang, atteinte par une limite d'âge constitutionnelle.

Parmi les priorités, figure aussi la réforme des forces de sécurité, a indiqué M. Sallah.

Malgré le départ en exil de Yahya Jammeh, le nouveau chef de l'Etat a demandé la poursuite de l'opération militaire de la Cédéao, pour sécuriser le pays en attendant de s'assurer du contrôle effectif des services de sécurité et du territoire.

"Le président Adama Barrow nous a demandé deux ou trois semaines pour que nous puissions étudier s'il y a des stocks d'armes quelque part. Et s'il y a des mercenaires cachés quelque part", comme le craignent ses partisans, avait indiqué mardi le président de la Commission de la Cédéao, Marcel Alain de Souza.

La Cédéao a prévu de mobiliser jusqu'à 7.000 militaires, dont quelque 4.000 ont déjà été engagés, selon M. de Souza.

M. Barrow a également demandé à ces forces de rester six mois dans le pays, une décision qui appartiendra aux responsables militaires de la Cédéao, a-t-il ajouté.

afp